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Returns to Clevya at IBF : que signifie ce message de suivi de colis ?

01 Rubrique
Colis
02 Publié le
18 septembre 2025
03 Lecture
7 min
04 Rédaction
Returns to Clevya at IBF : que signifie ce message de suivi de colis ?

Un suivi de colis qui affiche « Returns to Clevya at IBF » intrigue d’autant plus que ni le nom ni le sigle n’évoquent une boutique ou un transporteur connu. Face à un message en anglais, sans achat récent à rattacher, le doute s’installe : colis attendu, retour en cours, envoi que personne n’a demandé ou tentative d’escroquerie. Selon la réponse, le bon geste change du tout au tout, et un clic ou un paiement faits trop vite peuvent coûter plus cher qu’un colis resté en centre de tri.

En bref

  • « Returns to Clevya at IBF » n’est expliqué par aucune source officielle : le registre officiel des entreprises ne renvoie aucune société nommée « Clevya » le 23 octobre 2026 [1], si bien que le libellé ne permet d’identifier ni un vendeur, ni un transporteur, ni un entrepôt ; seul le numéro de suivi, saisi sur le site du transporteur, établit l’origine d’un envoi [2].
  • Aucun transporteur ne demande de payer par SMS ou par courriel pour livrer un colis : La Poste « ne vous demandera jamais de payer pour retirer un colis par SMS ou par mail » [3].
  • Un SMS frauduleux de livraison se signale au 33700 et un courriel à Signal Spam ; si des coordonnées bancaires ont été saisies, l’opposition auprès de la banque doit être immédiate [3].
  • Si le colis correspond à un achat retourné, le vendeur doit rembourser au plus tard 14 jours après avoir reçu la décision de rétractation, mais il peut attendre la récupération du bien ou la preuve de son expédition [4].

Que signifie « Returns to Clevya at IBF » dans un suivi de colis ?

Ce libellé n’a pas de signification publiée. Ni le suivi de La Poste ni les alertes de Cybermalveillance ne le mentionnent, et l’API du registre officiel des entreprises ne renvoie aucune société nommée « Clevya » pour une recherche faite le 23 octobre 2026 [1]. Les explications qui en font un opérateur logistique français ou un centre de traitement international ne s’appuient donc sur aucun document vérifiable.

Mot à mot, le texte se lit « retours vers Clevya chez IBF », « IBF » étant un sigle qu’aucune source officielle ne développe. Cette traduction ne dit ni qui a expédié le colis, ni où il se trouve, ni s’il a été commandé. Un libellé obscur ne prouve ni une fraude ni une livraison légitime : ce sont le numéro de suivi, l’adresse du site vers lequel pointe un lien et la présence d’une demande d’argent qui permettent de trancher.

Comment savoir d’où vient le colis annoncé ?

Le numéro de suivi est la seule pièce qui relie un colis à un expéditeur : il se saisit dans le champ de suivi du site du transporteur, par exemple celui de La Poste, qui permet de suivre une lettre, un Colissimo ou un Chronopost [2]. Pour les opérateurs express qui ne passent pas par La Poste, l’article sur les services de livraison express d’UPS et de Chronopost situe leurs offres.

  1. Relevez le numéro de suivi dans le message, puis saisissez-le vous-même sur le site du transporteur, en tapant l’adresse dans le navigateur plutôt qu’en cliquant sur le lien reçu.
  2. Vérifiez que le nom de domaine correspond exactement au site officiel ; survoler le lien, ou appuyer longuement dessus sur mobile, fait apparaître sa vraie adresse [3].
  3. Cherchez dans votre messagerie, courriers indésirables compris, une confirmation de commande ou un avis d’expédition portant le même numéro.
  4. Demandez à votre entourage si un cadeau ou une commande a été adressé à votre nom.
  5. Si le transporteur ne connaît pas le numéro, ou si le message n’en comporte aucun, traitez-le comme un message douteux.

Faut-il payer ou cliquer si le message réclame de l’argent ?

Non : un transporteur ne réclame pas de paiement par SMS ou par courriel pour livrer un colis [3]. Cybermalveillance.gouv.fr recense plusieurs montages qui commencent par un faux avis de livraison.

MontageCe que le message demande ou déclenche
Hameçonnage classiqueDes frais de port, de douane ou de TVA, puis une redirection vers un faux site qui réclame les coordonnées bancaires
Faux gain de lotUn cadeau annoncé, avec un formulaire qui peut créer un abonnement payant mal détaillé, jusqu’à plusieurs dizaines d’euros par mois
Faux livreur au téléphoneUn code reçu par SMS, qui sert à des achats facturés sur la facture téléphonique
Pièce jointe piégéeUn fichier joint à un faux courriel de livraison, qui peut installer un virus et donner le contrôle de l’appareil

Ces escroqueries précèdent souvent une fraude au faux conseiller bancaire, dans les heures ou les jours qui suivent [3]. Aucun conseiller ne demande de codes ou d’actions sur l’application pour une fraude supposée, et aucun coursier ne doit venir chercher une carte à domicile [3].

Que faire si le colis correspond à un achat que vous avez retourné ?

Le vendeur doit rembourser au plus tard dans les 14 jours suivant la réception de votre décision de rétractation, sauf retard justifié [4]. Le délai de rétractation est de 14 jours calendaires, à compter du lendemain de la réception du bien ; la décision doit être exprimée par écrit avant la fin de ce délai, et le bien renvoyé au plus tard dans les 14 jours qui suivent l’envoi de la rétractation [4].

Exemple : un colis reçu le 5 octobre 2026 laisse jusqu’au 19 octobre inclus pour se rétracter. Une rétractation envoyée le 19 octobre impose de renvoyer le bien au plus tard le 2 novembre. Si le vendeur la reçoit le 20 octobre, il doit rembourser au plus tard le 3 novembre, sauf s’il choisit d’attendre la récupération du bien ou la preuve de son expédition, ce que la règle lui permet [4]. Conservez donc l’écrit de rétractation et le justificatif d’expédition. Pour joindre une place de marché lors d’un retour, le guide sur le service client de Back Market détaille les canaux de contact.

Que faire si un colis arrive alors que vous n’avez rien commandé ?

Ne communiquez aucune donnée personnelle ou bancaire, ne payez rien et gardez toutes les traces : messages, numéros, adresses de sites, captures d’écran [3]. Contrôlez ensuite vos comptes à la recherche d’un débit que vous ne reconnaissez pas, et signalez toute facture ou relance reçue avec le colis sur SignalConso, le service public gratuit de la DGCCRF [6].

Si un débit suspect apparaît, il se signale sur la plateforme Perceval du ministère de l’Intérieur, ce qui ne remplace pas un dépôt de plainte [3].

Questions fréquentes

Où signaler un faux message de livraison ?

Un SMS douteux se signale sur la plateforme 33700 ou en l’envoyant gratuitement au 33 700. Un courriel se signale à Signal Spam, un site d’hameçonnage à Phishing Initiative, et un transporteur usurpé à son adresse dédiée, par exemple phishing@laposte.fr pour La Poste et Colissimo [3].

J’ai saisi mes coordonnées bancaires sur un faux site : que faire ?

Faites opposition tout de suite auprès de votre banque, conservez les preuves, puis déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou auprès du procureur de la République. La banque peut demander la plainte ou le récépissé Perceval pour un éventuel remboursement. Pour être accompagné, France Victimes répond au 116 006 et Info Escroqueries au 0 805 805 817, deux appels gratuits [3].

Mon colis annoncé n’arrive jamais : quand puis-je agir ?

Quand aucune date de livraison n’a été indiquée, le vendeur établi en France dispose de 30 jours, et les démarches ne commencent qu’à l’expiration de ce délai : service client, lettre recommandée avec accusé de réception, puis médiateur de la consommation, gratuit, avant tout recours devant le juge. Pour un vendeur situé hors de l’Union européenne, de l’Islande, de la Norvège et du Royaume-Uni, la plainte se dépose en ligne auprès du RICPC [5].

À quoi sert SignalConso, et est-ce payant ?

SignalConso est un service public gratuit, édité par la DGCCRF, qui permet de signaler un problème rencontré avec une entreprise. Le signalement est transmis à la répression des fraudes, l’entreprise peut être informée pour répondre ou corriger la situation, et la DGCCRF intervient si nécessaire [6].

Un faux cadeau m’a abonné à un service payant : comment récupérer l’argent ?

Un prélèvement que vous n’avez pas autorisé peut être contesté jusqu’à 13 mois après le débit ; la banque doit rembourser au plus tard à la fin du premier jour ouvrable suivant la réception de la demande, frais compris [7]. Si la banque du bénéficiaire est située hors de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, ce délai tombe à 70 jours [7].

Sources

Sources consultées le 23 octobre 2026. Les numéros dans le texte renvoient aux références suivantes, présentées sans liens cliquables.

  1. Direction interministérielle du numérique, « Recherche d’entreprises », API du registre officiel des entreprises, requête « clevya » (aucun résultat), consultée le 23 octobre 2026. https://recherche-entreprises.api.gouv.fr/search?q=clevya
  2. La Poste, « Suivre vos envois : une lettre, un Colissimo ou un Chronopost », laposte.fr. https://www.laposte.fr/outils/suivre-vos-envois
  3. Cybermalveillance.gouv.fr, « L’hameçonnage à la livraison de colis », publié le 31 août 2022, mis à jour le 26 août 2026. https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/escroqueries-livraison-colis
  4. service-public.gouv.fr, « Achat à distance : droit de rétractation du consommateur », vérifié le 1er janvier 2026. https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F10485
  5. service-public.gouv.fr, « Achat à distance, e-commerce : démarches et recours en cas de litige », vérifié le 26 août 2025. https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F10868
  6. DGCCRF, « SignalConso, un service public gratuit pour signaler les problèmes rencontrés avec les entreprises », signal.conso.gouv.fr. https://signal.conso.gouv.fr/fr
  7. service-public.gouv.fr, « Prélèvement bancaire », vérifié le 9 septembre 2026. https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F20752

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